C’est à L’Aiguillon-sur-Mer, que l’on trouve beaucoup de cultivateurs de la mer, effectivement le sud Vendée et son littoral sont le berceau des parcs mytilicoles de la moule de Bouchot. Chaque année il est produit en Vendée cinq mille tonnes de moules de bouchot, très appréciées en France sont plus petites que les « grosses » moules belges, avec une saveur bien particulière. La Mytiliculture est bien développée à l’Aiguillon-sur-Mer, attention ne pas confondre avec l’Aiguillon sur Vie qui se trouve plus au nord Vendée, proche de saint Gilles Croix de Vie, qui se trouve dans le marais breton Vendéen. Si l’Aiguillon sur Mer cultive les moules de Bouchot, cela est dû à un drame. Effectivement c’est un marin irlandais, Patrice Walton, qui a mis en place la culture de Bouchot après le naufrage de son navire, proche de la baie de l’Aiguillon au 13ème siècle. La moule de bouchot, pour s’épanouir et devenir belle à chair ferme, doit pouvoir bénéficier de longues marées, ce que lui offre la Côte de Lumière. Les moules sont élevées sur un bouchot, qui est un support en chêne d’une hauteur de 6 mètres, enfoncé dans les sédiments non loin des berges, et ces pieux sont à l’air durant la marée basse. 12 millimètres est la taille ou la moule peut être récoltée et dégustée. Les mytiliculteurs de Vendée sont les premiers à pouvoir commercialiser leurs moules, dès le mois de mai, grâce à la température douce de l’océan, et la récolte s’arrête en octobre. Plus au sud en direction de La Rochelle vous pourrez visiter La Maison de la Mytiliculture qui a été labellisée Musée de France à Esnandes.